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Le Divan Jeunesse

Le blog de la librairie Le Divan Jeunesse


♥ Ma mère, le crabe et moi

Publié par Le Divan Jeunesse sur 6 Octobre 2015, 12:14pm

Catégories : #adolescence, #13 à 113 ans, #Romans, #famille, #humour, #maladie, #Rouergue

"Ma mère, le crabe et moi" d'Anne Percin, éd. Rouergue (septembre 2015)

"Ma mère, le crabe et moi" d'Anne Percin, éd. Rouergue (septembre 2015)

L'humour d'Anne Percin est grinçant, féroce mais aussi rafraichissant. Le sujet n'est pas facile mais la façon de le traiter est superbe. Avec justesse et sans pathos l'auteure nous livre un bout de la vie de Tania et de sa maman. Un beau moment de lecture qui rend plus fort et plus lucide. Dès 13 ans.

"J'aurais préféré que ma mère me dise  : "Tu sais, je crève de trouille et je ne peux rien te promettre." Ou bien qu'elle pleure franchement, à gros bouillons. Oui, qu'elle pleure ! Au lieu d'afficher ce sourire de façade. Le sourire tout-va-bien-je-gère. J'aurais voulu qu'elle crie, qu'elle hurle, qu'elle se roule par terre en tapant des pieds, qu'elle fasse un truc pas calculé du tout, un truc qu'on ne voit pas dans les séries française à la télé, un truc pas bien élevé, pas conseillé par le guide J'élève mon ado toute seule, au chapitre Comment lui annoncer votre cancer ?"

Tania, 14 ans ½, vit seule avec sa mère, dans un village du Puy-de-Dôme. Vie tranquille, trop tranquille, depuis que ses parents ont divorcé et que son frère aîné est parti faire une école de sous-officiers. L'une adore les trucs gothiques, l'autre tient un blog « lectures et confiture ». jusqu'à ce que le comportement de la mère devienne très mystérieux. Lorsque Tania consulte l'historique internet de la mère, elle comprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Après le choc de l'annonce, entre les séjours de la mère à l'hôpital et les traitements, les deux tentent de reprendre le cours de leur vie... même si, au collège, Tania devient « la fille qui vit seule avec sa mère qui a un cancer du sein »... Sur ce sujet a priori difficile et peu traité en littérature jeunesse, Anne Percin sait se tenir sur deux fronts : celui du plus grand réalisme, dans le traitement de la maladie et ses effets, celui du regard sensible et souvent plein d'humour porté sur cette mère et sa fille devenues, par force, des combattantes. Car, en parallèle, Tania n'oublie pas de devenir une championne de cross et de tomber amoureuse !

Qu’on doive se cacher pour être malade, je trouve ça dingue ! Comme si ça ne suffisait pas de souffrir, faudrait encore le faire en silence !

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